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M100

44C

lundi 5 janvier 2015, par Guillaume Vissac

De la fatigue. Beaucoup de fatigue. Il vient
à présent plus de 100 personnes par jour aux
urgences bricolées de l’hôpital de Morievo &
ce plus de 100 personnes par jour te piétine
les cervicales. Le fantôme de Leopold est le
premier à te tourner autour lorsque tu viens
t’écraser dans ton matelas mou. Quand il n’a
pas la bonne idée de se branler dans un pouf
ou de moucher sa morve entre ses doigts, les
narines écartées, il est là à te regarder en
souriant l’air de dire que tu ne te démerdes
pas trop mal. Elles viennent de là ces 100 &
quelques personnes par jour : ta réputation,
aussi surprenant que cela puisse te paraître
à toi, te précède. Mais la fatigue t’emporte
& te brûle le visage. Pour autant, tu ne vas
pas te coucher tout de suite. Dehors, tout a
le goût & l’odeur de la terre congelée, & de
gros flocons blancs bercent les heures de la
nuit. Tu attrapes une nouvelle boîte noire &
rectangulaire à la bande en vinyl. Leopold a
le nez par dessus ton épaule. Une autre VHS.
Laquelle ? Tu ne sais pas. Il n’y a aucune &
aucune inscription. Juste la matière noire &
plastique. Tu l’enfiles dans le lecteur & tu
t’installes dans tes yeux pour regarder tout
ce qui s’apprête à déferler dru sur l’écran.


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{Révisions}

2 révisions

M100 , version 3 (6 janvier 2015)

Interlude #3, Le numéro Numéro 41 (アキラ)

M100 , version 2 (5 janvier 2015)

De la fatigue. Beaucoup de fatigue. Il vient
à présent plus de 100 personnes par jour aux
urgences bricolées de l’hôpital de Morievo &
ce plus de 100 personnes par jour te piétine
les cervicales. Le fantôme de Leopold est le
premier à te tourner autour lorsque tu viens
t’écraser dans ton matelas mou. Quand il n’a
pas la bonne idée de se branler dans un pouf
ou de moucher sa morve entre ses doigts, les
narines écartées, il est là à te regarder en
souriant l’air de dire que tu ne te démerdes
pas trop mal. Elles viennent de là ces 100 &
quelques personnes par jour : ta ta réputation,
,
aussi surprenant que cela puisse te paraître
à toi, te te précède. . Mais la fatigue t’emporte
& te brûle le visage. Pour autant, tu ne vas
pas te coucher tout de suite. Dehors, tout a
le goût & l’odeur de la terre congelée, & de
gros flocons blancs bercent les heures de la
nuit. Tu attrapes une nouvelle boîte noire &
rectangulaire à la bande en vinyl. Leopold a
le nez par dessus ton épaule. Une autre VHS.
Laquelle ? Tu ne sais pas. Il n’y a aucune &
aucune inscription. Juste la matière noire &
plastique. Tu l’enfiles dans le lecteur & tu
t’installes dans tes yeux pour regarder tout
ce qui s’apprête à déferler dru sur l’écransec .

Fatigue. Une autre nuit s’avance. Le fantôme de Leopold à te tourner autour, là. Une nouvelle VHS anonyme. Play.



Fatigue. Une autre nuit s’avance. Le fantôme de Leopold à te tourner autour, là. Une nouvelle VHS anonyme. Play.


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Notes


Interlude #3, Le numéro 41 (アキラ)

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