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M101

44C

mardi 6 janvier 2015, par Guillaume Vissac

Le triangle du petit bouton play est dans la
tête d’un garçon mal en point au sommet d’un
tas d’ordures. La bande a été prise en cours
&, maintenant que l’image s’est emballée, il
est hors de question de te déplacer jusqu’au
lecteur en plastique pour rembobiner le truc
jusqu’au début. Le garçon se lève de sa pile
d’ordures, il porte une espèce de pyjama des
hostos déchiré, & il s’en prend à un autre &
il le regarde en contre-plongée comme, comme
une sorte de psychopathe, voilà. La musique.
Elle s’emballe. Loin de tout ce tumulte, une
fille & un garçon parlent en cellule. Ils ne
parlent que d’une chose : l’énergie pure. Un
être humain aurait réalisé l’énergie pure. À
savoir que cet être humain c’était un môme &
qu’aujourd’hui on le recherche. Qui ça, on ?
Le numéro 41. Le garçon du début qui trônait
sur un tas d’ordures : il a le numéro 41 qui
lui a été tatoué quelque part. Car l’humain,
dit la fille, descend du plancton, du singe,
des amibes. Elle dit, chaque forme vivante a
sa propre forme d’énergie... Puis elle dira,
les amibes ne construisent pas des motos, ou
des bombes atomiques, elles se contentent de
se nourrir & d’avaler ce qui se présente. On
dirait que c’est une métaphore, tout ça, que
c’est du numéro 41 dont elle parle. La lueur
du jour est très blanche, brillante derrière
elle pendant qu’elle parle. Elle réalise que
ce n’est pas elle qui parle : quelqu’un fait
parler sa bouche à sa place, par télépathie.


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{Révisions}

2 révisions

M101 , version 3 (6 janvier 2015)

Interlude #3, Le numéro Numéro 41 (アキラ)

Le triangle du petit bouton play est dans la
tête d’un garçon mal en point au sommet d’un
tas d’ordures. La bande a été prise en cours
&, maintenant que l’image s’est emballée, il
est hors de question de te déplacer jusqu’au
lecteur en plastique pour rembobiner le truc
jusqu’au début. Le garçon se lève de sa pile
d’ordures, il porte une espèce de pyjama des
hostos déchiré, & il s’en prend à un autre &
il le regarde en contre-plongée comme, comme
une sorte de psychopathe, voilà. La musique.
Elle s’emballe. Loin de tout ce tumulte, une
fille & un garçon parlent discute en cellule. Ils ne
parlent que d’une chose : l’énergie pure. Un
être humain aurait réalisé l’énergie pure. À
savoir que cet être humain c’était un môme &
qu’aujourd’hui on le recherche. Qui ça, on ?
Le numéro 41. Le garçon du début qui trônait
sur un tas d’ordures : il a le numéro 41 qui
lui a été tatoué quelque part. Car l’humain,
dit la fille, descend du plancton, du singe,
des amibes. Elle dit, chaque forme vivante a
sa propre forme d’énergie... Puis elle dira,
les amibes ne construisent pas des motos, ou
des bombes atomiques, elles se contentent de
se nourrir & d’avaler ce qui se présente. On
dirait que c’est une métaphore, tout ça, que
c’est du numéro 41 dont elle parle. La lueur
du jour est très blanche, brillante derrière
elle pendant qu’elle parle. Elle réalise que
ce n’est pas elle qui parle : quelqu’un fait
parler sa bouche à sa place, par télépathie.

Il y a quelqu’un au sommet d’une pile d’ordures qui porte avec le numéro 41. Il a l’air cruel. Il y a un garçon et une fille emprisonnés emprisonnée qui parlent d’amibes & et de plancton. Quand soudain : la fille se rend compte que ce qu’elle dit lui vient d’ailleurs, dicté comme par télépathie.

M101 , version 2 (6 janvier 2015)

Il y a quelqu’un au sommet d’une pile d’ordures avec le numéro 41. Il a l’air cruel. Il y a un garçon et une fille emprisonnée qui parlent d’amibes et de plancton. Quand soudain : la fille se rend compte que ce qu’elle dit lui vient d’ailleurs, dicté comme par télépathie.

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Le triangle du petit bouton play est dans la
tête d’un garçon mal en point au sommet d’un
tas d’ordures. La bande a été prise en cours
&, maintenant que l’image s’est emballée, il
est hors de question de te déplacer jusqu’au
lecteur en plastique pour rembobiner le truc
jusqu’au début. Le garçon se lève de sa pile
d’ordures, il porte une espèce de pyjama des
hostos déchiré, & il s’en prend à un autre &
il le regarde en contre-plongée comme, comme
une sorte de psychopathe, voilà. La musique.
Elle La musique ,
elle s’emballe. Loin de tout ce tumulte, une
fille & un garçon discute en cellule. Ils ne
parlent que d’une chose : l’énergie pure. Un
être humain aurait réalisé l’énergie pure. À
savoir que cet être humain c’était un môme &
qu’aujourd’hui on le recherche. Qui ça, on ?
Le numéro 41. Le garçon du début qui trônait
sur une pile d’ordure.
Le garçon du début qui trônait
sur un tas d’ordures  : il Il a le numéro 41 qui
lui a été tatoué quelque part. Car l’humain,
dit la fille, descend du plancton, du singe,
des amibes. Elle dit, chaque forme vivante a
sa propre forme d’énergie... Puis elle dira,
les amibes ne construisent pas des motos, ou
des bombes atomiques, elles se contentent de
se nourrir & d’avaler ce qui se présente. On
dirait que c’est une métaphore, tout ça, que
c’est du le numéro 41 dont elle parle. La lueur
du jour est très blanche, brillante derrière
elle pendant qu’elle parle. Elle réalise que
ce n’est pas elle qui parle : quelqu’un fait
parler sa bouche à sa place, par télépathie.  !



Il y a quelqu’un au sommet d’une pile d’ordures qui porte le numéro 41. Il a l’air cruel. Il y a un garçon et une fille emprisonnés qui parlent d’amibes & de plancton. Quand soudain : la fille se rend compte que ce qu’elle dit lui vient d’ailleurs, dicté comme par télépathie.


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Notes


Interlude #3, Le numéro 41 (アキラ)

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