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M166

44C

vendredi 13 mars 2015, par Guillaume Vissac

Enterrées à la cave, enfouies sous une foule
de polygones, ici, beaucoup de VHS ont gelé.
Beaucoup de VHS ont fondu. Beaucoup de VHS &
de boites en plastique se sont fait dévorer.
Des rats ont pissé sur les bandes. Des rats,
des insectes & des araignées ont pondu, dans
les roues crantées & blanches autour de quoi
les bandes s’abattent ils ont pondu. Parfois
le plastique est mélangé à de la brique, aux
eaux de pluie stagnantes, à la poussière & à
l’obscurité. Combien de cassettes ont fondu,
combien de ces briques en plastique ont pris
le parti de la déliquescence ? Des dizaines,
des centaines ? Combien de ces cassettes ont
encore de l’image dans le ventre mais aucune
bande son ? & combien le contraire ? Combien
sont saturées de neige ou de crasse ou d’âme
mouchetée qui rend l’écran sale, illisible ?
Combien sont encore viables mais vierges une
fois versées dans le tube ou l’écran ? C’est
une putréfaction. C’est liquide par moments.
& quand c’est malgré tout visible, l’écran à
la forme bombée, de quelques pouces de long,
de large & de diagonale, il se retrouve à te
cracher au visage des odyssées tentaculaires
pornographiques & des hymnes à la scatologie
moisie... Parfois tu laisses courir l’image.
D’autres fois le fantôme de Léopold s’amène.
Il s’assied à côté de ton ombre (ou bien sur
ton ombre, ou bien dans ton ombre ou bien le
long de toi) & il défait consciencieusement,
la langue entre les dents, sa ceinture. Toi,
tu le regardes faire : le monde est dans ses
yeux. Il y a des cris dans la machine, c’est
toujours le même timbre reprographié sur les
octaves de la bande. Le fantôme de Leopold a
le pouls au poignet & le sang dans son poing
& les ressorts de son corps remuent... C’est
inhabituel. C’est incongru. C’était une nuit
terne & tu t’en souviendras longtemps. Tu ne
l’as plus vu depuis, d’ailleurs, le fantôme.


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{Révisions}

4 révisions

M166 , version 5 (13 mars 2015)

Enterrées à la cave, enfouies sous une foule
de polygones, ici, beaucoup de VHS ont gelé.
Beaucoup de VHS ont fondu. Beaucoup de VHS &
de boites en plastique se sont fait dévorer.
Des rats ont pissé sur les bandes. Des rats,
des insectes & des araignées ont pondu, dans
les roues crantées & blanches autour de quoi
les bandes s’abattent ils ont pondu. Parfois
le plastique est mélangé à de la brique, aux
eaux de pluie stagnantes, à la poussière & à
l’obscurité. Combien de cassettes ont fondu,
combien de ces briques en plastique ont pris
le parti de la déliquescence ? Des dizaines,
des centaines ? Combien de ces cassettes ont
encore de l’image dans le ventre mais aucune
bande son ? & combien le contraire ? Combien
sont saturées de neige ou de crasse ou d’âme
mouchetée qui rend l’écran sale, illisible ?
Combien sont encore viables mais vierges une
fois versées dans le tube ou l’écran ? C’est
une putréfaction. C’est liquide par moments.
& quand c’est malgré tout visible, l’écran à
la forme bombée, de quelques pouces de long,
de large & de diagonale, il se retrouve à te
cracher au visage des odyssées tentaculaires
pornographiques & des hymnes à la scatologie
moisie... Parfois tu laisses courir l’image.
D’autres fois le fantôme de Léopold s’amène.
Il s’assied à côté de ton ombre (ou bien sur
ton ombre, ou bien dans ton ombre ou bien le
long de toi) & il défait consciencieusement,
la langue entre les dents, sa ceinture. Toi,
tu le regardes faire : le monde est dans ses
yeux. Il y a des cris dans la machine, c’est
toujours le même timbre reprographié la mêmes voix reprographiée sur les
octaves de la bande. Le fantôme de Leopold a
le pouls au poignet & le sang dans son poing
& les ressorts de son corps remuent... C’est
inhabituel. C’est incongru. C’était une nuit
terne & tu t’en souviendras longtemps. Tu ne
l’as plus vu depuis, d’ailleurs, le fantôme.

Tu cherches de nouvelles VHS dans la cave. Tu cherches de nouvelles VHS à la cave dans des coins obscurs & sales. Tu en trouves certaines impropres à la consommation. Certaines sont pornographiques. Certaines sont scatologiques. Sur certaines le fantôme de Léopold se masturbe branle .

M166 , version 4 (13 mars 2015)

Tu cherches de nouvelles VHS dans la cave. Tu cherches dans des coins obscurs & sales. Tu en trouves certaines impropres à la consommation. Certaines sont pornographiques. Certaines sont scatologiques. Sur certaines le fantôme de Léopold se branle.

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Enterrées à la cave, enfouies sous une foule
combien &
combien de polygones clones , ici , beaucoup de VHS ont gelé.
Beaucoup de VHS ont fondu. Beaucoup de VHS &
de boites en plastique se sont fait dévorer.
Des rats ont pissé sur les des bandes. Des rats,
des insectes & des araignées ont pondu, dans
les roues crantées & blanches autour de quoi
les bandes s’abattent ils ont pondu. Parfois
le plastique est mélangé à de la brique, aux
eaux de pluie stagnantes, à la poussière & à
l’obscurité. Combien de cassettes ont fondu,
combien de ces briques en plastique ont pris
le parti de la déliquescence ? Des dizaines,
des centaines ? Combien de ces cassettes ont
encore de l’image dans le ventre mais aucune
bande son ? & combien le contraire ? Combien
sont saturées de neige ou de crasse ou d’âme
mouchetée qui rend l’écran sale, illisible ?
Combien sont encore viables mais vierges une
fois versées dans le tube ou l’écran ? C’est
une putréfaction. C’est liquide par moments.
& quand c’est malgré tout visible, l’écran à
la forme bombée, de quelques pouces de long,
de large & de diagonale, il se retrouve à te
cracher au visage des odyssées tentaculaires
pornographiques & des hymnes à la scatologie
moisie ... facile . Parfois tu laisses courir l’image.
...
D’autres fois le fantôme de Léopold s’amène.
Il s’assied à côté de ton ombre (ou bien sur
sur
ton ombre, ou bien dans dans ton ombre ou bien le
long de toi) & il défait consciencieusement,
la langue entre les dents, sa ceinture. Toi,
tu le regardes faire : le monde est dans ses
yeux. Il y a des cris dans la machine, c’est
toujours la mêmes voix reprographiée sur les
octaves de la bande. Le fantôme de Leopold a
le pouls au poignet & le sang dans son poing
& les ressorts de son corps remuent... C’est
inhabituel. C’est incongru. C’était une nuit
terne différente & tu t’en souviendras longtemps souviens parfois . Tu ne
l’as plus vu depuis, d’ailleurs, le fantôme.

Interlude #5, Les Wizards La classe réelle (アヴァロン)

M166 , version 3 (13 mars 2015)

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Enterrées à la cave, enfouies sous combien &
combien de clones, beaucoup de VHS ont gelé.
Beaucoup de VHS ont fondu. Beaucoup de VHS &
de boites en plastique se sont fait dévorer.
Des rats ont pissé sur des bandes. Des rats,
des insectes & des araignées ont pondu, dans
les roues crantées & blanches autour de quoi
les bandes s’abattent ils ont pondu. Parfois
le plastique est mélangé à de la brique, aux
eaux de pluie stagnantes, à la poussière & à
l’obscurité. Combien de cassettes ont fondu,
combien de ces briques en plastique ont pris
le parti de la déliquescence ? Des dizaines,
des centaines ? Combien de ces cassettes ont
encore de l’image dans le ventre mais aucune
bande son ? & combien le contraire ? Combien
sont saturées de neige ou de crasse ou d’âme
mouchetée qui rend l’écran sale , blanc illisible ?
Combien sont encore viables mais vierges une
fois versées dans le tube ou l’écran ? C’est
une putréfaction.
C’est liquide par moments.
& quand c’est malgré tout visible, l’écran à
la forme bombée, de quelques pouces de long,
de large & de diagonale, il se retrouve à te
cracher au visage des odyssées tentaculaires
pornographiques & des hymnes à la scatologie
facile.
Parfois tu laisses courir l’image...
D’autres fois le fantôme de Léopold s’amène.
Il s’assied à côté de ton ombre (ou bien sur
ton ombre, ou bien dans ton ombre ou bien le
long de toi) & il défait consciencieusement,
la langue entre les dents, sa ceinture.
Toi,
tu le regardes faire : le monde est dans ses
yeux.
Il y a des cris dans la machine, c’est
toujours la mêmes voix reprographiée sur les
octaves de la bande.
Le fantôme de Leopold a
le pouls au poignet & le sang dans son poing
& les ressorts de son corps remuent...
C’est
inhabituel.
C’est incongru. C’était une nuit
différente & tu t’en souviens parfois.
Tu ne
l’as plus vu depuis, d’ailleurs, le fantôme.

M166 , version 2 (13 mars 2015)

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Enterrées à la cave, enfouies sous combien &
combien de clones, beaucoup de VHS ont gelé.
Beaucoup de VHS ont fondu. Beaucoup de VHS &
de boites en plastique se sont fait dévorer.
Des rats ont pissé sur des bandes. Des rats,
des insectes & des araignées ont pondu, dans
les roues crantées & blanches autour de quoi
les bandes s’abattent ils ont pondu. Parfois
le plastique est mélangé à de la brique, aux
eaux de pluie stagnantes, à la poussière & à
l’obscurité. Combien de cassettes ont fondu,
combien de ces briques en plastique ont pris
le parti de la déliquescence ? Des dizaines,
des centaines ? Combien de ces cassettes ont
encore de l’image dans le ventre mais aucune
bande son ? & combien le contraire ? Combien
sont saturées de neige ou de crasse ou d’âme
mouchetée qui rend l’écran blanc illisible ?
Combien sont encore viables mais vierges une
fois versées dans le tube ou l’écran ?



Tu cherches de nouvelles VHS à la cave dans des coins obscurs & sales. Tu en trouves certaines impropres à la consommation. Certaines sont pornographiques. Sur certaines le fantôme de Léopold se masturbe.


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Notes


Interlude #5, Les Wizards (アヴァロン)

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