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M167

44C

samedi 14 mars 2015, par Guillaume Vissac

Maintenant, lorsque tu enfonces une VHS dans
la fente du lecteur, c’est toujours avec une
certaine appréhension quant à la pulpe ou le
ton de l’image projetée. Une tentacule ou un
orifice noir peut apparaître en gros plan. À
la place de la parole, ce sera peut-être des
cris de douleur, des insultes, des crachats.
Cette VHS que tu tiens dans tes doigts a les
angles moisis. Ça ne l’empêche pas de tomber
dans le mécanisme du magnétoscope. On entend
s’accrocher les crochets ou la bobine diluer
son ruban en vinyle. L’écran reste noir, une
vague de chuchotement s’enroule autour de ta
façon de t’accroupir puis l’image se décolle
de l’écran sous un frisson un peu torve dû à
l’électricité statique. L’habituel écran est
noir. Des noms d’hommes & de femmes sont mis
en scène & défilent. Puis une série de mots,
écrits dans une langue étrangère mais malgré
tout compréhensible, apparaît. Une voix off,
grasse & austère, lit. Dans un futur proche,
pour combler un vide intérieur, existentiel,
certaines personnes s’adonnent à un “jeu” de
réalité virtuelle illégal. Les morts simulés
ainsi que les émotions qu’il entraine créent
une dépendance. Quelques joueurs travaillant
en équipe parviennent même à subvenir à leur
existence grâce à leurs gains dans le “jeu”.


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{Révisions}

1 révision

M167 , version 2 (14 mars 2015)

Maintenant, lorsque tu enfonces une VHS dans
la fente du lecteur, c’est toujours avec une
certaine appréhension quant à la pulpe ou le
ton de l’image projetée. Une tentacule ou un
orifice noir peut apparaître en gros plan. À
la place de la parole, ce sera peut-être des
cris de douleur, des insultes, des crachats.
Cette VHS que tu tiens dans tes doigts a les
angles moisis. Ça ne l’empêche pas de tomber
dans le mécanisme du magnétoscope. On entend
s’accrocher les crochets ou et la bobine diluer
son ruban en vinyle. L’écran reste noir, une
vague de chuchotement s’enroule autour de ta
façon de t’accroupir puis l’image se décolle
de l’écran sous un frisson un peu torve dû à
l’électricité statique. L’habituel écran est
noir. Des noms d’hommes & de femmes sont mis
en scène & défilent. Puis une série de mots,
écrits dans une langue étrangère mais malgré
tout compréhensible, apparaît. Une voix off,
grasse & austère, lit. Dans un futur proche,
pour combler un vide intérieur, existentiel,
certaines personnes s’adonnent à un «  jeu  » de
réalité virtuelle illégal. Les morts simulés
ainsi que les émotions qu’il entraine créent
une dépendance. Quelques joueurs travaillant
en équipe parviennent même à subvenir à leur
existence grâce à leurs gains dans le «  jeu”.  ».



Tu as peur, lorsque tu regardes une VHS, de tomber à nouveau sur des horreurs. Pas cette fois. C’est le début d’un film. Une voix off dit quelque chose.


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Notes


Interlude #5, Les Wizards (アヴァロン)

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