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M180

44C

vendredi 27 mars 2015, par Guillaume Vissac

Elle est partie sans un regard pour personne
& elle a quitté l’entrepôt en béton & en fer
où sont parqués les joueurs. Dehors, c’est à
peine plus chaud qu’ailleurs. C’est sépia là
où la pigmentation s’accroche à la matière &
la nuit circulaire est à l’approche. Sous la
silhouette de l’héroïne une autre silhouette
(c’est une ombre) avance sans bruit l’air de
tuer la perspective. Elle monte l’escalier &
un long plan la suit, léché. Elle a la main,
là où la main se pose d’elle-même, sur cette
rambarde en fer qui grillage nos perceptions
monochromes de la ville. C’est une ville des
silences & c’est une ville vue de l’est. Les
marches de l’escalier ne font pas réellement
de bruit. On la voit en contre-plongée, elle
est là, l’héroïne, elle frôle les corps, des
corps fixés dans du plastique liquide, figé.


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M180 , version 4 (27 mars 2015)

L’héroïne quitte l’entrepôt.

Elle est partie sans un regard pour personne
& elle a quitté l’entrepôt en béton & en fer
où sont parqués les joueurs. Dehors, c’est à
peine plus chaud qu’ailleurs. C’est sépia là
où la pigmentation s’accroche à la matière &
la nuit circulaire est à l’approche. Sous la
silhouette de l’héroïne une autre silhouette
(c’est une ombre) avance sans bruit l’air de
tuer la perspective. Elle monte l’escalier &
un long plan la suit, léché. Elle a la main,
là où la main se pose d’elle-même, sur cette
rambarde en fer qui grillage nos perceptions
monochromes de la ville. C’est une ville des
silences & c’est une ville vue de l’est. Les
marches de l’escalier ne font pas réellement
de bruit. On la voit en contre-plongée, elle
est là, l’héroïne, elle frôle les corps, des
les
corps fixés figés dans du plastique liquide, figé .

M180 , version 3 (27 mars 2015)

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Elle est partie sans un regard pour personne
& elle a quitté l’entrepôt en béton & en fer
où sont parqués les joueurs. Dehors, c’est à
peine plus chaud qu’ailleurs. C’est sépia là
où la pigmentation s’accroche à la matière &
la nuit circulaire est à l’approche. Sous la
silhouette de l’héroïne une autre silhouette
(c’est une ombre) avance sans bruit l’air de
tuer la perspective. Elle monte l’escalier &
un long plan la suit, léché. Elle a la main,
là où la main se pose d’elle-même, sur cette
rambarde en fer qui grillage nos perceptions
monochromes de la ville. C’est une ville des
silences & c’est une ville vue de l’est. Les
marches de l’escalier ne font pas réellement
de bruit. On la voit en contre-plongée, elle
est là, l’héroïne, elle qui frôle les corps , les
corps figés dans du plastique liquide .

M180 , version 2 (27 mars 2015)

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Elle est partie sans un regard pour personne
& elle a quitté l’entrepôt en béton & en fer
où sont parqués les joueurs. Dehors, c’est à
peine plus chaud qu’ailleurs. C’est sépia là
où la pigmentation s’accroche à la matière &
la nuit circulaire est à l’approche. Sous la
silhouette de l’héroïne une autre silhouette
(c’est une ombre) avance sans bruit l’air de
tuer la perspective. Elle monte l’escalier &
un long plan la suit, léché. Elle a la main,
là où la main se pose d’elle-même, sur cette
rambarde en fer qui grillage nos perceptions
monochromes de la ville. C’est une ville des
silences & c’est une ville vue de l’est. Les
marches de l’escalier ne font pas réellement
de bruit. On la voit Vue en contre-plongée, elle
est , l’héroïne qui frôle les depuis



L’héroïne quitte l’entrepôt.


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Notes


Interlude #5, Les Wizards (アヴァロン)

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