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M300

44C

samedi 25 juillet 2015, par Guillaume Vissac

À supposer que l’écran & la bande aient eu
raison de la touche pause & à supposer que
l’image ait suivi le cours de son jet, une
série de scènes se seraient succédées & tu
aurais vu entre autres des plans inclinés,
vus du dessus, des visages allongés pleins
d’ennui, des séquences d’introspection, un
débit monotone, des mèches de cheveux, une
lumière tiédissante, une vue panoramique &
tendue sur tout le Plexiglas, le retour de
la statique sur l’écran & dans les basses,
les aigus crachotants, des bras mécaniques
articulés & opérants seuls & loin de toute
forme de volonté humaine qui plus est, une
nuée de bulles huileuses dans l’amniotique
de synthèse, des reflets filandreux, toute
une pièce crapuleuse émiettant sa statique
en silence, une extinction des lueurs, des
éclairs ou de la foudre le long de la tour
ou du bâtiment, un montage saccadé, 3 ou 4
pupilles en gros plan, plus de son du tout
& des visages à l’envers, des pupilles or,
des silhouettes noires, des chants plus ou
moins grégoriens puis l’image subreptice &
sincère d’une terre extérieure & cobalt, à
la robe salée & docile, aqueuse en un mot.


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{Révisions}

1 révision

M300 , version 2 (25 juillet 2015)

À supposer que l’écran & la bande aient eu
raison de la touche pause & à supposer que
l’image ait suivi le cours de son jet, une
série de scènes se seraient succédées & tu
aurais vu entre autres des plans inclinés,
vus du dessus, des visages allongés pleins
d’ennui, des bribes d’introspections & des séquences d’introspection voix monotones , un
débit monotone , des mèches de cheveux, une
lumière tiédissante, une vue panoramique &
tendue sur tout le Plexiglas, le retour de
la statique sur l’écran & dans les basses,
les aigus crachotants, des bras mécaniques
articulés & opérants seuls & loin de toute
forme de volonté humaine qui plus est, une
nuée de bulles huileuses dans l’amniotique
de synthèse, des reflets filandreux, toute
une pièce crapuleuse émiettant sa statique
en silence, une extinction des lueurs, des
éclairs ou de la foudre le long de la tour
ou du bâtiment, un montage saccadé, 3 ou 4
pupilles en gros plan, plus de son du tout
& des visages à l’envers, des pupilles or,
des silhouettes noires, des chants plus ou
moins grégoriens puis l’image subreptice &
sincère d’une terre extérieure & cobalt, à
la robe salée & docile, aqueuse en un mot.



Ce que tu aurais vu si tu n’avais pas mis pause.


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Notes


Interlude 7, Le bureau gouvernemental (統治局)

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