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M37

44C

lundi 3 novembre 2014, par Guillaume Vissac

Noyé dans le regard de l’assassin (il paraît
que ça s’appelle le présent), le visage d’un
commanditaire. Il est jeune, il est beau, il
est plein de promesses. Un homme politique ;
un leader plein de charme. L’assassin est au
garde à vous devant lui. Il est surpris, cet
homme, le commanditaire. Il dit, alors c’est
vrai, il existe bien quelqu’un capable de te
blesser ? Il a un fil de cheveux noir devant
ses yeux roux. L’assassin répond, c’était ma
propre négligence. Le commanditaire l’invite
à le rejoindre pour une rencontre importante
& précieuse. Il décline. Je suis un assassin
& je n’ai aucun talent à part celui de tuer,
dit-il. Sur quoi il se retire, sans un mot &
sans une émotion pour éponger le scepticisme
des hommes importants. L’assassin se regarde
dans des reflets d’eau douce : ses reflets &
ses peines sont vomis par le sang. Il y a du
sang partout. Dans son regard, dans la sueur
de son ombre, dans le sel de sa peau. Divers
flash-back expliquent comment & pourquoi cet
assassin est devenu le bras armé d’une cause
qui le dépasse, évidemment. C’est redondant.


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{Révisions}

1 révision

M37 , version 2 (3 novembre 2014)

L’assassin & son commanditaire. Le scepticisme. Le sang dans les reflets.

Noyé dans le regard de l’assassin (il paraît
que ça s’appelle le présent), le visage d’un
commanditaire. Il est jeune, il est beau, il
est plein de promesses. Un homme politique ;
un leader plein de charme. L’assassin est au
garde à vous devant lui. Il est surpris, cet
homme, le commanditaire. Il dit, alors c’est
vrai, il existe bien quelqu’un capable de te
blesser ? Il a un fil de cheveux noir devant
ses yeux roux. L’assassin répond, c’était ma
propre négligence. Le commanditaire l’invite
à le rejoindre pour une rencontre importante
& précieuse. Il décline. Je suis un assassin
& je n’ai aucun talent à part celui de tuer,
dit-il. Sur quoi il se retire, sans un mot &
sans une émotion pour éponger le scepticisme
des hommes importants. L’assassin se regarde
dans des reflets d’eau douce : ses reflets &
ses peines sont vomis par le sang. Il y a du
sang partout. Dans son regard, dans la sueur
de son ombre, dans le sel de sa peau. Divers
flash-back expliquent comment & pourquoi cet
assassin est devenu le bras armé d’une cause
qui le dépasse, évidemment probablement . C’est redondant.



L’assassin & son commanditaire. Le scepticisme. Le sang dans les reflets.


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Notes


Interlude #1, Battōsai l’assassin (人斬り抜刀斎)

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