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MC5

samedi 4 juin 2016, par Guillaume Vissac

Crépuscule d’or & de rose emmêlé. Tout est
silence & rauque. Arrimé. Tu ne dors pas :
tu es d’astreinte au vent. Tu vois le vent
naquir sur les plateaux rocheux. Rocaille.
Tu bois ton thé dans un Thermos en zinc. À
la place de ton souffle il y a une haleine
& grise elle va poisser tout ton visage en
s’y fondant. Ça réchauffe. Il fait froid à
partir d’une certaine heure, ici. Souvent,
la poussière gèle sur place dehors. On est
dans des tentes & on dort, côté athlètes :
ce sont des tentes en polyéthylène. Couvre
le corps d’une gangue de plastique. Permet
de te tuer le froid en quelques minutes...
Khan a gagné l’étape avec un peu d’avance,
pas beaucoup, sur Cabron. Tu es pour Khan,
Khan est loin au général... Mais elle a la
folie dans le cœur. L’année dernière, elle
se fait marcher dessus par tous. C’est une
star de la Run, pourtant... Elle a gagné 5
fois l’édition transhumaniste. Là, l’année
dernière, elle se remet d’aplomb, tente sa
chance en naked & elle perd. Elle est dans
les derniers. Mais elle termine. Là, c’est
pareil mais elle s’accroche encore. Elle a
déjà trop de retard pour espérer finir sur
le podium mais sur une course elle est là.
Capable de déstabiliser les meilleurs. Ses
jambes, c’est des barres de fer. Tu fumes.
Tu as osé une étincelle dans le tumulte du
Badisad obistroz. Tu vois lever le film de
la dure. Blister. Ça se décolle du sol, ça
se désolidarise... Comme une membrane d’un
peu de peau qu’on ôte. Puis la poussière a
le temps de ruer. C’est leur aurore d’ici.
Une boréale de pas grand chose qui gronde.
Ils n’ont pas grand chose mais ils ont ça.
Ils voient s’éparpiller les vents violents
d’Asie. Eux, là dans leurs sarcophages, ne
savent pas quel genre d’osmose louvoie ici
la nuit. Tu tires encore sur tes doigts de
la fumée malingre. Interdiction de laisser
des mégots sur la zone des runners. La Run
doit rester clean. Dur & strict. Pas grave
car le filtre se mange. Mangue-musc, melon
ou fraise-coco. C’est doux & c’est fruité.


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{Révisions}

3 révisions

MC5 , version 4 (4 juin 2016)

Naked : la Run existe en deux versions. La version transhumaniste, qui autorise l’amélioration technologique des corps, et la version naked, qui ne l’autorise pas.

Tu regardes au loin durant la nuit. Tu repenses à l’étape du jour, remportée par la Khan (& à la Khan en général, qui te fascine).

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Crépuscule d’or & de rose emmêlé. Tout est
silence & rauque. Arrimé. Tu ne dors pas :
tu es d’astreinte au vent. Tu vois le vent
naquir sur les plateaux rocheux. Rocaille.
Tu bois ton thé dans un Thermos en zinc. À
la place de ton souffle il y a une haleine
& grise elle va poisser tout ton visage en
s’y fondant. Ça réchauffe. Il fait froid à
partir d’une certaine heure, ici. Souvent,
la poussière gèle sur place dehors. On est
dans des tentes & on dort, côté athlètes :
ce sont des tentes en polyéthylène. Couvre
le corps d’une gangue de plastique. Permet
de te tuer le froid en quelques minutes...
Khan a gagné l’étape avec un peu d’avance,
pas beaucoup, sur Cabron. Tu es pour Khan,
Khan est loin au général... Mais elle a la
folie dans le cœur. L’année dernière, elle
se fait marcher dessus par tous. C’est une
star de la Run, pourtant... Elle a gagné 5
fois l’édition transhumaniste. Là, l’année
dernière, elle se remet d’aplomb, tente sa
chance en naked naked & elle perd. Elle est dans
les derniers. Mais elle termine. Là, c’est
pareil mais elle s’accroche encore. Elle a
déjà trop de retard pour espérer finir sur
le podium mais sur une course elle est là.
Capable de déstabiliser les meilleurs. Ses
jambes, c’est des barres de fer. Tu fumes.
Tu as osé une étincelle dans le tumulte du
Badisad obistroz. Tu vois lever le film de
la dure. Blister. Ça se décolle du sol, ça
se désolidarise... Comme une membrane d’un
peu de peau qu’on ôte. Puis la poussière a
le temps de ruer. C’est leur aurore d’ici.
Une boréale de pas grand chose qui gronde.
Ils n’ont pas grand chose mais ils ont ça.
Ils voient s’éparpiller les vents violents
d’Asie. Eux, là dans leurs sarcophages, ne
savent pas quel genre d’osmose louvoie ici
la nuit. Tu tires encore sur tes doigts de
la fumée malingre. Interdiction de laisser
des mégots sur la zone des runners. La Run
doit rester clean. Dur & strict. Pas grave
car le filtre se mange. Mangue-musc, melon
ou fraise-coco. C’est doux & c’est fruité.

MC5 , version 3 (2 juin 2016)

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Crépuscule d’or & de rose emmêlé. Tout est
silence & et rauque. Arrimé. Tu ne dors pas.
Tu ne dors pas  :
tu es d’astreinte au du vent. Tu vois le vent
naquir sur les plateaux rocheux. Rocaille.
Tu bois ton thé dans un Thermos en zinc. À
la place de ton souffle il y a une haleine
& grise elle va poisser tout ton visage en
s’y fondant. Ça réchauffe. Il fait froid à
partir d’une certaine heure, ici. Souvent,
la poussière gèle sur place dehors. On est
dans des tentes & on dort, côté athlètes :
ce sont des tentes en polyéthylène. Couvre
le corps d’une gangue de plastique. Permet
de te tuer le froid en quelques minutes...
Khan a gagné l’étape avec un peu d’avance,
pas beaucoup, sur Cabron. Tu es pour Khan,
Khan est loin au général... Mais elle a la
folie dans le cœur. L’année dernière, elle
se fait marcher dessus par tous. C’est une
star de la Run, pourtant... Elle a gagné 5
fois l’édition transhumaniste. Là, l’année
dernière, elle se remet d’aplomb, tente sa
chance en naked & elle perd. Elle est dans
les derniers. Mais elle termine. Là, c’est
pareil mais elle s’accroche encore. Elle a
déjà trop de retard pour espérer finir sur
le podium mais sur une une course elle est là.
Capable de déstabiliser les meilleurs. Ses
jambes, c’est des barres de fer. Tu fumes.
Tu as osé une étincelle dans le tumulte du
Badisad obistroz. Tu vois lever le film de
la dure.
Blister. Ça se décolle du sol, ça
se désolidarise... Comme une membrane d’un
peu de peau qu’on ôte. Puis la poussière a
le temps de ruer. C’est leur aurore d’ici.
Une boréale de pas grand chose qui gronde.
Ils n’ont pas grand chose mais ils ont ça.
Ils voient s’éparpiller les vents violents
d’Asie de l’Asie . Eux, dans leurs sarcophages, ne
savent pas quel genre d’osmose louvoie ici
la nuit. Tu tires encore sur tes doigts de
la fumée malingre. Interdiction de laisser
des mégots sur la zone des runners ici . La Run
doit rester clean.
Dur & strict. Règlement ferme. Pas grave
car le filtre se mange. Mangue-musc, melon
ou fraise-coco. C’est doux & c’est fruité.

MC5 , version 2 (1er juin 2016)

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Crépuscule d’or & de rose emmêlé. Tout est
silence et rauque. Arrimé. Tu ne dors pas.
Tu es d’astreinte du vent. Tu vois le vent
naquir sur les plateaux rocheux. Rocaille.
Tu bois ton thé dans un Thermos en zinc. À
la place de ton souffle il y a une haleine
& grise elle va poisser tout ton visage en
s’y fondant. Ça réchauffe. Il fait froid à
partir d’une certaine heure, ici. Souvent,
la poussière gèle sur place dehors. On est
dans des tentes & on dort, côté athlètes :
ce sont des tentes en polyéthylène. Couvre
le corps d’une gangue de plastique. Permet
de te tuer le froid en quelques minutes...
Khan a gagné l’étape avec un peu d’avance,
pas beaucoup, sur Cabron. Tu es pour Khan,
Khan est loin au général... Mais elle a la
folie dans le cœur. L’année dernière, elle
se fait marcher dessus par tous. C’est une
star de la Run, pourtant... Elle a gagné 5
fois l’édition transhumaniste. Là, l’année
dernière, elle se remet d’aplomb, tente sa
chance en naked & elle perd. Elle est dans
les derniers. Mais elle termine. Là, c’est
pareil mais elle s’accroche encore. Elle a
déjà trop de retard pour espérer finir sur
le podium mais sur une course elle est là.
Capable de déstabiliser les meilleurs. Ses
jambes, c’est des barres de fer. Tu fumes.
Tu as osé une étincelle dans le tumulte du
Badisad obistroz. Ça se décolle du sol, ça
se désolidarise... Comme une membrane d’un
peu de peau qu’on ôte. Puis la poussière a
le temps de ruer. C’est leur aurore d’ici.
Ils n’ont pas grand chose mais ils ont ça.
Ils voient s’éparpiller les vents violents
de l’Asie. Eux, dans leurs sarcophages, ne
savent pas quel genre d’osmose louvoie ici
la nuit. Tu tires encore sur tes doigts de
la fumée malingre. Interdiction de laisser
des mégots ici. Règlement ferme. Pas grave
car le Le filtre se mange. Mangue-musc, melon
ou fraise-coco & prune-coco . C’est doux & c’est fruité Sucré .



Tu regardes au loin durant la nuit. Tu repenses à l’étape du jour, remportée par la Khan (& à la Khan en général, qui te fascine).


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Notes


Naked : la Run existe en deux versions. La version transhumaniste, qui autorise l’amélioration technologique des corps, et la version naked, qui ne l’autorise pas.

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