110818


Je range mes ordonnances dans le même tiroir que mes preuves de garantie. J’ignore ce que ça dit de moi. J’ai horreur de ça à Auchan quand les gens empilent leur chariot près des caisses alors que la pile est déjà immense et que le truc penche salement, comme s’ils jouaient à un genre de Jenga irl (mais ça m’arrive de le faire aussi). J’ai horreur de ça quand ça pue la pisse dans l’ascenseur parce que les mecs ils pissent dans l’ascenseur (ça ne m’arrive jamais). Ou encore, je suis obligé de fixer ce rendez-vous un 15 août ? Non. Mais je le ferai quand même. J’aime pas non plus les libraires qui, sous couvert de proposer des livres d’occasion dans un présentoir devant leur porte, sur un trottoir, te vendent des SP ou des épreuves non corrigées (c’est écrit dessus) de textes qui pour certains ne sont même pas encore parus, la plupart du temps dans un état lamentable et tout gondolé par l’humidité, à 3, 4 ou 5 balles, comme si de rien n’était. Cherchant dans un livre qui m’est particulièrement cher, et que j’ai cru à un moment donné, ne le trouvant pas, avoir donné (ce qui aurait été une catastrophe, non car je comptais le relire, je ne le relirai plus jamais en français de ma vie, mais parce que j’étais attaché à l’objet, un poche aux pages qui commencent à jaunir presque quinze ans après avoir été acheté), un passage bien particulier, et sans aucune idée d’où il pouvait se trouver, je tomberai dessus du premier coup (et c’est un signe, cette histoire, mais un signe de quoi ?). Il y a un post-it dans Keep, c’est-à-dire dans mon téléphone, où je note des informations importantes sur moi-même ayant rapport aux fringues : des tailles principalement. Or, là cette personne qui me mesure le diamètre du cou pour une chemise, dans une boutique qui a pour vitrine des lapins, n’ose même pas me dire le chiffre tellement ça a l’air de l’épouvanter ce chiffre, comme si j’avais une maladie honteuse ou vénérienne ou quelque chose. Je fais un petit 36 et je suis censé porter du extra-slim, ce qu’ils font peu. Plus loin c’est littéralement un grand magasin dédié à la culture urbaine et aux fringues streetwear, aux sneakers, ce genre de trucs, avec des bornes d’arcade d’anciens jeux vidéo ici et là, j’ignorais tout de son existence à ce truc et il faut parler, parler, et parler à des gens pour obtenir ce qu’on veut (même quand on ne sait pas, comme moi, précisément ce qu’on veut).

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110818, version 10 (11 septembre 2018)

Métro, Paris, Corps, Tom Spanbauer
Je range mes ordonnances dans le même tiroir que mes preuves de garantie. J’ignore ce que ça dit de moi. J’ai horreur de ça à Auchan quand les gens empilent leur chariot près des caisses alors que la pile est déjà immense et que le truc penche salement, comme s’ils jouaient à un genre de Jenga irl (mais ça m’arrive de le faire aussi). J’ai horreur de ça quand ça pue la pisse dans l’ascenseur parce que les mecs ils pissent dans l’ascenseur (ça ne m’arrive jamais). Ou encore, je suis obligé de fixer ce rendez-vous un 15 août ? Non. Mais je le ferai quand même. J’aime pas non plus les libraires qui, sous couvert de proposer des livres d’occasion d’occasions dans un présentoir devant leur porte, sur un trottoir, te vendent des SP ou des épreuves non corrigées (c’est écrit dessus) de textes qui pour certains ne sont même pas encore parus, la plupart du temps dans un état lamentable et tout gondolé par l’humidité, à 3, 4 ou 5 balles, comme si de rien n’était. Cherchant dans un livre qui m’est particulièrement cher, et que j’ai cru à un moment donné, ne le trouvant pas, avoir donné (ce qui aurait été une catastrophe, non car je comptais le relire, je ne le relirai plus jamais en français de ma vie, mais parce que j’étais attaché à l’objet, un poche aux pages qui commencent à jaunir presque quinze ans après avoir été acheté), un passage bien particulier, et sans aucune idée d’où il pouvait se trouver, je tomberai suis tombé dessus du premier coup (et c’est un signe, cette histoire, mais un signe de quoi ?). Il y a un post-it dans Keep, c’est-à-dire dans mon téléphone, où je note des informations importantes sur moi-même ayant rapport aux fringues : des tailles principalement. Or, là cette personne qui me mesure le diamètre du cou pour une chemise, dans une boutique qui a pour vitrine des petits lapins, n’ose même pas me dire le chiffre tellement ça a l’air de l’épouvanter ce chiffre, comme si j’avais une maladie honteuse ou vénérienne ou quelque chose. Je fais un petit 36 et je suis censé porter du extra-slim, ce qu’ils font peu. Plus loin c’est littéralement un grand magasin dédié à la culture urbaine et aux fringues streetwear, aux sneakers, ce genre de trucs, avec des bornes d’arcade d’anciens jeux vidéo ici et là, j’ignorais j’ignore tout de son existence à ce truc et il faut parler, parler, et parler à des gens pour obtenir ce qu’on veut (même quand on ne sait pas, comme moi, précisément ce qu’on veut).
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110818, version 9 (10 septembre 2018)

Je range mes ordonnances dans le même tiroir que mes preuves de garantie. J’ignore ce que ça dit de moi. J’ai horreur de ça à Auchan quand les gens empilent leur chariot près des caisses alors que la pile est déjà immense et que le truc penche salement, comme s’ils jouaient à un genre de Jenga irl (mais ça m’arrive de le faire aussi). J’ai horreur de ça quand ça pue la pisse dans l’ascenseur parce que les mecs ils pissent dans l’ascenseur (ça , ça ne m’arrive jamais). Ou encore quand tous les opticiens sont fermés parce que c’est août alors qu’il y en aurait mille autres dans un rayon de 500m mais j’y vais pas parce que la flemme. Ou encore, je suis obligé de fixer ce rendez-vous un 15 août ? Non. Mais je le ferai quand même. J’aime Je n’aime pas non plus les libraires qui, sous couvert de proposer des livres d’occasions dans un présentoir devant leur porte, sur un trottoir, te vendent des SP ou des épreuves non corrigées (c’est écrit dessus) de textes qui pour certains ne sont même pas encore parus, la plupart du temps dans un état lamentable et tout gondolé par l’humidité, à 3, 4 ou 5 balles, comme si de rien n’était. Cherchant dans un livre qui m’est particulièrement cher, et que j’ai cru à un moment donné, ne le trouvant pas, avoir donné (ce qui aurait été une catastrophe, non car je comptais le relire, je ne le relirai plus jamais en français de ma vie, mais parce que j’étais attaché à l’objet, un poche aux pages qui commencent à jaunir presque quinze ans après avoir été acheté), un passage bien particulier, et sans aucune idée d’où il pouvait se trouver, je suis tombé dessus du premier coup (et c’est un signe, cette histoire, mais un signe de quoi ?). Il y a un post-it dans Keep, c’est-à-dire dans mon téléphone, où je note des informations importantes sur moi-même ayant rapport aux fringues : des tailles principalement. Or, là cette personne qui me mesure le diamètre du cou pour une chemise, dans une boutique qui a pour vitrine des petits lapins (faites qu’ils ne soient pas empaillés, faites qu’ils ne soient pas empaillés...Or , cette personne qui me mesure le diamètre du cou pour une chemise , dans une boutique qui a pour vitrine des petits lapins , ), n’ose même pas me dire le chiffre tellement ça a l’air de l’épouvanter ce chiffre, comme si j’avais une maladie honteuse ou vénérienne ou quelque chose. Je fais un petit 36 et je suis censé porter du extra-slim, ce qu’ils font peu. Plus loin c’est littéralement un grand magasin dédié à la culture urbaine et aux fringues streetwear, aux sneakers, ce genre de trucs, avec des bornes d’arcade d’anciens jeux vidéo ici et là, j’ignore tout de son existence à ce truc et il faut parler, parler, et parler à des gens pour obtenir ce qu’on veut (même quand on ne sait pas, comme moi, précisément ce qu’on veut).

110818, version 8 (8 septembre 2018)

Je range mes ordonnances dans le même tiroir que mes preuves de garantie. J’ignore ce que ça dit de moi. J’ai horreur de ça à Auchan quand les gens empilent leur chariot près des caisses alors que la pile est déjà immense et que le truc penche salement, comme s’ils jouaient à un genre de Jenga irl (mais ça m’arrive de le faire aussi). J’ai horreur de ça quand ça pue la pisse dans l’ascenseur parce que les mecs ils pissent dans l’ascenseur (ça, ça ne m’arrive jamais). Ou encore quand tous les opticiens sont fermés parce que c’est août alors qu’il y en aurait mille autres dans un rayon de 500m mais j’y vais pas parce que la flemme. Ou encore, je suis obligé de fixer ce rendez-vous un 15 août ? Non. Mais je le ferai quand même. Je n’aime pas non plus les libraires qui, sous couvert de proposer des livres d’occasions dans un présentoir devant leur porte, sur un trottoir, te vendent des SP ou des épreuves non corrigées (c’est écrit dessus) de textes qui pour certains ne sont même pas encore parus, la plupart du temps dans un état lamentable et tout gondolé par l’humidité, à 3, 4 ou 5 balles, comme si de rien n’était. Cherchant dans un livre qui m’est particulièrement cher, et que j’ai cru à un moment donné, ne le trouvant pas, avoir donné (ce qui aurait été une catastrophe, non car je comptais le relire, je ne le relirai plus jamais en français de ma vie, mais parce que j’étais attaché à l’objet, un poche aux pages qui commencent à jaunir presque quinze ans après avoir été acheté), un passage bien particulier, et sans aucune idée d’où il pouvait se trouver, je suis tombé dessus du premier coup (et c’est un signe, cette histoire, mais un signe de quoi ?). Il y a un post-it dans Keep, c’est-à-dire dans mon téléphone, où je note des informations importantes sur moi-même ayant rapport aux fringues : des tailles principalement. Or, là cette personne qui me mesure le diamètre du cou pour une chemise, dans une boutique qui a pour vitrine des petits lapins (faites qu’ils ne soient pas empaillés, faites qu’ils ne soient pas empaillés...), n’ose même pas me dire le chiffre tellement ça a l’air de l’épouvanter ce chiffre , comme si j’avais une maladie honteuse ou vénérienne ou quelque chose. Je fais un petit 36 et je suis censé porter du extra-slim, ce qu’ils font peu. Plus loin c’est littéralement un grand magasin dédié à la culture urbaine et aux fringues streetwear, aux sneakers, ce genre de trucs, avec des bornes d’arcade d’anciens jeux vidéo ici et là, j’ignore tout de son existence à ce truc et il faut parler, parler, et parler à des gens pour obtenir ce qu’on veut (même quand on ne sait pas, comme moi, précisément ce qu’on veut).

110818, version 7 (16 août 2018)

Je range mes ordonnances dans le même tiroir que mes preuves de garantie. J’ignore ce que ça dit de moi. J’ai horreur de ça à Auchan quand les gens empilent leur chariot près des caisses alors que la pile est déjà immense et que le truc penche salement, comme s’ils jouaient à un genre de Jenga irl (mais ça m’arrive de le faire aussi). J’ai horreur de ça quand ça pue la pisse dans l’ascenseur parce que les mecs ils pissent dans l’ascenseur (ça ne m’arrive jamais). Ou encore quand tous les opticiens sont fermés parce que c’est août alors qu’il y en aurait mille autres dans un rayon de 500m mais j’y vais pas parce que la flemme. Ou encore, je suis obligé de fixer ce prendre un rendez-vous un le 15 août ? Non. Mais je le ferai quand même. Je n’aime pas non plus les libraires qui, sous couvert de proposer des livres d’occasions dans un présentoir devant leur porte, sur un trottoir, te vendent des SP ou des épreuves non corrigées (c’est écrit dessus) de textes qui pour certains ne sont même pas encore parus théoriquement devraient attendre plusieurs semaines de paraître , la plupart du temps dans un état lamentable et tout gondolé par l’humidité, à 3, 4 ou 5 balles 5€ , comme si de rien n’était. Cherchant dans un livre qui m’est particulièrement cher, et que j’ai cru à un moment donné, ne le trouvant pas, avoir l’avoir donné (ce qui aurait été une catastrophe, non car je comptais le relire, je ne le relirai plus jamais en français de ma vie, mais parce que j’étais attaché à l’objet, un poche aux pages qui commencent à jaunir presque quinze ans après avoir été acheté), un passage bien particulier, et sans aucune idée d’où il pouvait se trouver, je suis tombé dessus du premier coup (et c’est un signe, cette histoire, mais un signe de quoi ?). Il y a un post-it dans Keep, c’est-à-dire dans mon téléphone, où je note des informations importantes sur moi-même ayant rapport aux fringues : des tailles principalement. Or, là cette personne qui me mesure le diamètre du cou pour une chemise, dans une boutique qui a pour vitrine des petits lapins (faites qu’ils ne soient pas empaillés, faites qu’ils ne soient pas empaillés...), n’ose même pas me dire le chiffre tellement ça a l’air de l’épouvanter, comme si j’avais une maladie honteuse ou vénérienne ou quelque chose. Je fais un petit 36 36 , me dit-elle et je suis censé porter du extra-slim, ce qu’ils font ont peu, bien bien . Plus loin c’est littéralement un grand magasin dédié à la culture urbaine et aux fringues streetwear, aux sneakers, ce genre de trucs, avec des bornes d’arcade d’anciens jeux vidéo ici et là, j’ignore tout de son existence à ce truc et il faut parler, parler, et parler à des gens pour obtenir ce qu’on veut (même quand on ne sait pas, comme moi, précisément ce qu’on veut).

110818, version 6 (14 août 2018)

Je range mes ordonnances dans le même tiroir que mes preuves de garantie. J’ignore ce que ça dit de moi. J’ai horreur de ça à Auchan quand les gens empilent leur chariot près des caisses alors que la pile est déjà immense et que le truc penche salement, comme s’ils jouaient à un genre de Jenga irl (mais ça m’arrive de le faire aussi). J’ai horreur de ça quand ça pue la pisse dans l’ascenseur parce que les mecs ils pissent dans l’ascenseur (ça ne m’arrive jamais). Ou encore quand tous les opticiens sont fermés parce que c’est août alors qu’il y en aurait mille autres dans un rayon de 500m mais j’y vais pas parce que la flemme. Ou encore, je suis obligé de prendre un rendez-vous le 15 août ? Non. Mais je le ferai quand même. Je n’aime pas non plus les libraires qui, sous couvert de proposer des livres d’occasions dans un présentoir devant leur porte, sur un trottoir, te vendent des SP ou des épreuves non corrigées (c’est écrit dessus) de textes qui théoriquement devraient attendre sont à plusieurs semaines de paraître, la plupart du temps dans un état lamentable et tout gondolé par l’humidité, à 3, 4 ou 5€, comme si de rien n’était. Cherchant dans un livre qui m’est particulièrement cher, et que j’ai cru à un moment donné, ne le trouvant pas, l’avoir donné (ce qui aurait été une catastrophe, non car je comptais le relire, je ne le relirai plus jamais en français de ma vieà n’en pas douter , mais parce que j’étais attaché à l’objet, un poche aux pages qui commencent à jaunir presque quinze ans après avoir été acheté), un passage bien particulier, et sans aucune idée d’où il pouvait se trouver, je suis tombé dessus du premier coup (et c’est un signe, cette histoire, mais un signe de quoi ?). Il y a un post-it dans Keep, c’est-à-dire dans mon téléphone, où je note des informations importantes sur moi-même ayant rapport aux fringues : des tailles principalement. Or, là cette personne qui me mesure le diamètre du cou pour une chemise, dans une boutique qui a pour vitrine des petits lapins (faites qu’ils ne soient pas empaillés, faites qu’ils ne soient pas empaillés...), n’ose même pas me dire le chiffre tellement ça a l’air de l’épouvanter, comme si j’avais une maladie honteuse ou vénérienne ou quelque chose. Je fais un petit 36, me dit-elle et je suis censé porter du extra-slim, ce qu’ils ont peu, bien bien. Plus loin c’est littéralement un grand magasin dédié à la culture urbaine urbaines et aux fringues streetwear, aux sneakers, ce genre de trucs, avec des bornes d’arcade d’anciens jeux vidéo ici et là, j’ignore tout de son existence à ce truc et il faut parler, parler, et parler à des gens pour obtenir ce qu’on veut (même quand on ne sait pas, comme moi, précisément ce qu’on veut).

110818, version 5 (11 août 2018)

Je range mes ordonnances dans le même tiroir que mes preuves de garantie. J’ai horreur de ça à Auchan quand les gens empilent leur chariot près des caisses alors que la pile est déjà immense et que le truc penche salement, comme s’ils jouaient à un genre de Jenga irl (mais ça m’arrive de le faire aussi). J’ai horreur de ça quand ça pue la pisse dans l’ascenseur parce que les mecs ils pissent dans l’ascenseur (ça ne m’arrive jamais). Ou encore quand tous les opticiens sont fermés parce que c’est août alors qu’il y en aurait mille autres dans un rayon de 500m mais j’y vais pas parce que la flemme. Ou encore, je suis obligé de prendre un rendez-vous le 15 août ? Non. Mais je le ferai quand même. Je n’aime pas non plus les libraires qui, sous couvert de proposer des livres d’occasions dans un présentoir devant leur porte, sur un trottoir, te vendent des SP ou des épreuves non corrigées (c’est écrit dessus) de textes qui sont à plusieurs semaines de paraître , ), la plupart du temps dans un état lamentable et tout gondolé par l’humidité, à 3, 4 ou 5€, comme si de rien n’était. Cherchant dans un livre qui m’est particulièrement cher, et que j’ai cru à un moment donné, ne le trouvant pas, l’avoir donné (ce qui aurait été une catastrophe, non car je comptais le relire, je ne le relirai plus jamais en français de ma vie à n’en pas douter, mais parce que j’étais attaché à l’objet, un poche aux pages qui commencent à jaunir presque quinze ans après avoir été acheté), un passage bien particulier, et sans aucune idée d’où il pouvait se trouver, je suis tombé dessus du premier coup (et c’est un signe, cette histoire, mais un signe de quoi ?). Il y a un post-it dans Keep, c’est-à-dire dans mon téléphone, où je note des informations importantes sur moi-même ayant rapport aux fringues : des tailles principalement. Or, là cette personne qui me mesure le diamètre du cou pour une chemise, dans une boutique qui a pour vitrine des petits lapins (faites qu’ils ne soient pas empaillés, faites qu’ils ne soient pas empaillés...), n’ose même pas me dire le chiffre tellement ça a l’air de l’épouvanter, comme si j’avais une maladie honteuse ou vénérienne ou quelque chose. Je fais un petit 36, me dit-elle et je suis censé porter du extra-slim, ce qu’ils ont peu, bien bien. Plus loin c’est littéralement un grand magasin dédié à la culture urbaines et aux fringues streetwear, aux sneakers, ce genre de trucs, avec des bornes d’arcade d’anciens jeux vidéo ici et là, j’ignore tout de son existence à ce truc et il faut parler, parler, et parler à des gens pour obtenir ce qu’on veut (même quand on ne sait pas, comme moi, précisément ce qu’on veut).

110818, version 4 (11 août 2018)

Je range mes ordonnances dans le même tiroir que mes preuves de garantie. J’ai horreur de ça à Auchan quand les gens empilent leur chariot près des caisses alors que la pile est déjà immense et que le truc penche salement, comme s’ils jouaient à un genre de Jenga irl (mais ça m’arrive de le faire aussi). J’ai horreur de ça quand ça pue la pisse dans l’ascenseur parce que les mecs ils pissent dans l’ascenseur (ça ne m’arrive jamais). Ou encore quand tous les opticiens sont fermés parce que c’est août alors qu’il y en aurait mille autres dans un rayon de 500m mais j’y vais pas parce que la flemme. Ou encore, je suis obligé de prendre un rendez-vous le 15 août ? Non. Mais je le ferai quand même. Je n’aime pas non plus les libraires qui, sous couvert de proposer des livres d’occasions dans un présentoir devant leur porte, sur un trottoir, te vendent des SP ou des épreuves non corrigées (c’est écrit dessus), la plupart du temps dans un état lamentable et tout gondolé par l’humidité, à 3, 4 ou 5€, comme si de rien n’était. Cherchant dans un livre qui m’est particulièrement cher, et que j’ai cru à un moment donné, ne le trouvant pas, l’avoir donné (ce qui aurait été une catastrophe, non car je comptais le relire, je ne le relirai plus jamais en français de ma vie à n’en pas douter, mais parce que j’étais attaché à l’objet, un poche aux pages qui commencent à jaunir presque quinze ans après avoir été acheté), un passage bien particulier, et sans aucune idée d’où il pouvait se trouver, je suis tombé dessus du premier coup (et c’est un signe, cette histoire, mais un signe de quoi ?). Il y a un post-it dans Keep, c’est-à-dire dans mon téléphone, où je note des informations importantes sur moi-même ayant rapport aux fringues : des tailles principalement. Or, là cette personne qui me mesure le diamètre du cou pour une chemise, dans une boutique qui a pour vitrine des petits lapins (faites qu’ils ne soient pas empaillés, faites qu’ils ne soient pas empaillés...), n’ose même pas me dire le chiffre tellement ça a l’air de l’épouvanter, comme si j’avais une maladie honteuse ou vénérienne ou quelque chose. Je fais un petit 36, me dit-elle et je suis censé porter du extra-slim, ce qu’ils ont peu, bien bien. Plus loin c’est littéralement un grand magasin dédié à la culture urbaines et aux fringues streetwear, aux sneakers, ce genre de trucs, avec des bornes d’arcade d’anciens jeux vidéo ici et là, j’ignore tout de son existence à ce truc et il faut parler, parler, et parler à des gens pour obtenir ce qu’on veut (même quand on ne sait pas, comme moi, précisément ce qu’on veut).

110818, version 3 (11 août 2018)

Je range mes ordonnances dans le même tiroir que mes preuves de garantie. J’ai horreur de ça à Auchan quand les gens empilent leur chariot près des caisses alors que la pile est déjà immense et que le truc penche salement, comme s’ils jouaient à un genre de Jenga irl (mais ça m’arrive de le faire aussi). J’ai horreur de ça quand ça pue la pisse dans l’ascenseur parce que les mecs ils pissent dans l’ascenseur (ça ne m’arrive jamais). Ou encore quand tous les opticiens sont fermés parce que c’est août alors qu’il y en aurait mille autres dans un rayon de 500m mais j’y vais pas parce que la flemme. Ou encore, je suis obligé de prendre un rendez-vous le 15 août ? Non. Mais je le ferai quand même. Je n’aime pas non plus les libraires qui, sous couvert de proposer des livres d’occasions dans un présentoir devant leur porte, sur un trottoir, te vendent des SP ou des épreuves non corrigées (c’est écrit dessus), la plupart du temps dans un état lamentable et tout gondolé par l’humidité, à 3, 4 ou 5€, comme si de rien n’était. Cherchant dans un livre qui m’est particulièrement cher, et que j’ai cru à un moment donné, ne le trouvant pas, l’avoir donné (ce qui aurait été une catastrophe, non car je comptais le relire, je ne le relirai plus jamais en français de ma vie à n’en pas douter, mais parce que j’étais attaché à l’objet, un poche aux pages qui commencent à jaunir presque quinze ans après avoir été acheté), un passage bien particulier, et sans aucune idée d’où il pouvait se trouver, je suis tombé dessus du premier coup (et c’est un signe, cette histoire, mais un signe de quoi ?).

110818, version 2 (11 août 2018)

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